Chauffe-eau : les signes avant-coureurs d’un dégât des eaux

Chauffe-eau : votre maison est-elle en sursis ?

Votre chauffe-eau vous parle. Le problème, c’est que vous ne l’écoutez pas. Cette petite flaque sous le ballon que vous essuyez tous les trois jours ? Ce bruit bizarre qui vous réveille la nuit ? Ces signaux ne sont pas anodins.

Un dégât des eaux lié à un chauffe-eau, c’est rarement une surprise totale. Il y a toujours des signes avant coureurs. Le plus important, c’est de les repérer avant que votre salon ne se transforme en piscine et que votre assureur vous regarde avec des yeux ronds.

Chauffe-eau : les signes avant-coureurs d'un dégât des eaux

Les fuites visibles : La serpillière n’est pas une solution

Une goutte par jour, c’est 35 litres par an qui finissent dans votre habitat. Mais surtout, c’est le symptôme d’un joint qui lâche, d’une cuve qui se corrode ou d’un groupe de sécurité défaillant. À Saint-Quentin-en-Yvelines, bien de propriétaires ont perdu leur plafond du rez-de-chaussée parce qu’ils ont ignoré pendant six mois une fuite « pas si grave que ça » au premier étage.

Vérifiez régulièrement sous votre appareil. Si vous trouvez de l’eau, même en quantité minime, appelez quelqu’un, maintenant, pas la semaine prochaine.

La pression d’eau qui fluctue comme une montagne russe

Vous ouvrez le robinet, l’eau arrive en force, puis ralentit, puis repart. Ce n’est pas normal. Votre chauffe-eau accumule probablement du calcaire ou du tartre, surtout dans le secteur des Yvelines où l’eau est plutôt dure. Cette accumulation crée une pression anormale dans la cuve.

Quand la pression monte trop, quelque chose finit par céder. Soit le groupe de sécurité crache de l’eau en permanence, soit c’est la cuve elle-même qui dit stop. Dans les deux cas, vous avez un problème qui va vite devenir votre problème principal.

L’eau change de couleur : le stade critique

Rouille dans l’eau chaude ? Si votre eau chaude sort rouillée, votre cuve est en train de se dissoudre de l’intérieur. L’anode en magnésium, ce bouclier censé protéger l’acier, a disparu. Si la couleur de votre eau chaude a changé, c’est que vous vous douchez avec des résidus de métal.

Un client à Montigny-le-Bretonneux voyait son eau devenir orange depuis trois semaines. Il pensait que cela venait du réseau. Malheureusement pour lui, ça venait de son ballon de 200 litres qui allait lui exploser à la figure. Heureusement, il s’est pris à temps pour le remplacer, l’ancien ballon aurait lâché tôt ou tard.

Les bruits suspects : la cavitation

Votre chauffe-eau siffle, claque ou fait des bruits de bouilloire électrique en surchauffe ? C’est du calcaire qui s’accumule sur la résistance. L’eau bout localement, crée des bulles de vapeur qui implosent contre les parois. Ça s’appelle la cavitation.

Ce phénomène use prématurément votre cuve. Chaque explosion microscopique fragilise le métal. Il en résulte des microfissures qui vont devenir des fissures tout court, puis une rupture. Et là, c’est 200 litres d’eau qui cherchent un chemin vers le bas.

Le groupe de sécurité ne doit pas « pleurer »

Le groupe de sécurité doit évacuer un peu d’eau lors de la chauffe. C’est normal. Ce qui ne l’est pas, c’est un écoulement constant. Si votre siphon déborde ou que le tuyau d’évacuation coule toute la journée, vous avez soit un problème de pression (trop forte sur le réseau), soit un groupe défaillant.

Dans les lotissements récents de Saint-Quentin-en-Yvelines, la pression du réseau dépasse parfois 5 bars. Votre chauffe-eau n’aime pas ça. Un réducteur de pression coûte 80 euros posé. Un dégât des eaux vous coûtera bien plus cher.

La règle des 10 ans pour votre chauffe-eau

Votre appareil a plus de 10 ans ? Vous vivez avec une bombe à retardement. La durée de vie moyenne d’un ballon est d’environ 10 ans et ce n’est pas extensible. Passé cette décennie, chaque jour est un bonus risqué. 

Vous ne changez pas votre voiture tous les 200 000 km par plaisir. Vous le faites parce que les réparations vont finir par coûter plus cher que le véhicule. C’est la même logique pour votre chauffe-eau.

Comment prévenir un dégât des eaux à cause de votre chauffe-eau ?

Contrôlez visuellement votre installation tous les mois. Ça prend deux minutes. Vous cherchez de l’eau, de la rouille, des traces d’humidité. Vous écoutez les bruits anormaux. Vous testez la température de l’eau et sa couleur.

Faites entretenir votre appareil au moins tous les deux ans. Un professionnel vérifie l’anode, détartre si nécessaire, teste le groupe de sécurité, contrôle la pression. Ça coûte entre 100 et 150 euros. Un dégât des eaux, c’est plusieurs milliers d’euros de franchise, de travaux, d’hôtel pendant les réparations.

La réalité des chiffres à Saint-Quentin-en-Yvelines

Dans notre zone d’intervention, 60% des dégâts des eaux liés aux chauffe-eaux auraient pu être évités. Les signes étaient là. Les propriétaires les ont ignorés, minimisés ou reportés à plus tard.

« Plus tard », c’est souvent un samedi soir quand vous êtes en week-end. Ou un mercredi après-midi quand vous êtes au bureau. Un dégât des eaux ne prévient pas. L’eau coule, détruit, s’infiltre dans les planchers, les murs, chez les voisins du dessous.

Votre chauffe-eau communique avec vous. Il vous dit quand il fatigue, quand quelque chose ne va pas, quand le moment approche. Vous avez juste à écouter et à agir avant que la situation ne devienne critique. Faites appel à votre plombier chauffagiste à Saint-Quentin-en-Yvelines.

Parce qu’entre nous, personne n’a envie de passer trois semaines avec des ventilateurs partout, des ouvriers qui défoncent les murs et une note qui fait mal. Surtout quand ça pouvait être évité.

 

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